J’aurais du m’appeler Aïcha

Le 17 février 2026 à 19h30, une Programmation du Pavillon en partenariat avec LGPM.

(Tarif réduit pour les adhérents)

Avec ce spectacle, Nadège de Vaulx(-en-Velin) livre le récit d’un parcours personnel, de ses prises de conscience, agrémenté d’anecdotes, de moments d’émotion et d’humour.  La conférence gesticulée est un outil d’éducation populaire qui permet d’expliquer, déconstruire, informer, sensibiliser sur une thématique sociale et politique. L’objectif de cette conférence spectacle est ainsi de partager une prise de conscience et d’accompagner le public dans la révélation de celle-ci.
En un mot c’est un spectacle éducatif sur le ton de la confidence.

Trois quart Algérienne, un quart Française. Algérienne de sang, Française de sol. Pas tout à fait Française, pas vraiment Algérienne. Pour les descendants d’Algérien.nes, il y a comme une zone d’ombre : une histoire coloniale mise sous silence, une guerre faite « d’événements », des représentations racistes et des inégalités qui perdurent. Intégrée par l’école républicaine, bercée par le mythe national, j’ai joué le jeu de l’intégration. J’ai appris à me fondre, à taire, à oublier. À m’assimiler. Mais ce que l’intégration exige, elle le prend au prix d’un effacement. 

Je reviens aujourd’hui sur les traces de mon histoire. Je remonte les fils, je collecte les indices, je recompose le récit, reforme le puzzle de notre histoire commune, pour faire apparaître les angles morts et faire émerger une mémoire à la hauteur de nos héritages. Une mémoire vivante. Politique. Décoloniale.

« Ce fut un moment profondément émouvant, mêlant un récit intime à la mémoire familiale, dans une France qui n’a jamais pleinement assumé son héritage colonial, tandis que certains responsables politiques continuent de répéter des discours aux accents fascisants. Merci à l’artiste pour cette performance sensible, réfléchie et magnifiquement construite. Que la migration soit réellement reconnue comme une richesse pour ce pays, et que chacun·e soit libre, sans être contraint·e à correspondre à l’image du « bon migrant ».« 

Aziza B.